album cover
Divorce Pygmee
4,070
World
Divorce Pygmee was released on January 1, 1976 by Ozileka as a part of the album La Condition Masculine
album cover
Release DateJanuary 1, 1976
LabelOzileka
LanguageFrench
Melodicness
Acousticness
Valence
Danceability
Energy
BPM107

Music Video

Music Video

Credits

PERFORMING ARTISTS
Francis Bebey
Francis Bebey
Acoustic Guitar
COMPOSITION & LYRICS
Francis Bebey
Francis Bebey
Songwriter, Composer

Lyrics

Dis donc, j'ai constaté que tu ne me dis plus tous les mots que tu avais l'habitude de me dire autrefois,
lorsque tu voulais que je t'épouse.
À ce moment-là, tu m'aimais, n'est-ce pas ?
Et tu me disais que j'étais le plus grand de tous les Pygmées, que les autres n'étaient rien à côté de moi.
Tu t'en souviens ? Et moi, je me suis laissé faire.
Je t'ai épousé sans même regarder derrière.
Et maintenant, je suis triste parce que tu ne me dis plus tes flatteries de bonnes femmes d'autrefois.
Dis donc, mais pourquoi tu me rends triste comme ça ? Dis-moi un peu.
Tu fais ça pour que je commence à te prier et pour que je commence à créer la tristesse dans toute la forêt
et pour que tous les autres pygmées commencent à se moquer de moi,
ils vont se mettre à parcourir tous les sentiers en riant aux éclats comme des marmites de viande d'éléphant
en train de bouillir. Ils vont aller de campement en campement, semer la nouvelle dans toute la forêt.
Il y a chez eux un homme qui pleure à cause d'une femme.
Tu sais, tu me rends très triste.
Je te le répète, tu me rends très triste, trop triste même.
Mais pourquoi fais-tu ça ? Pour toi, je suis allé à la chasse tous les jours, tous les jours.
J'ai ramené le meilleur gibier de toute la tribu.
Tu es témoin puisque tu l'as mangé toi-même.
Regarde-toi quand je t'ai épousé. Tu étais toute mince, toute mince, comme du fil pour attacher un piège.
Tu as mangé tout le gibier que j'ai abattu.
Et maintenant, tu es grasse comme une vraie femme.
Regarde-toi ! Tes biceps, est-ce que tu les reconnais ?
Et même ton derrière, il s'est amélioré. Est-ce que tu le vois seulement ?
Maintenant, tu oublies tout ce que j'ai fait pour toi.
Tu veux t'en aller, mais t'en aller où même ? Chez tes parents ?
C'est vrai que tu es la fille du chef, mais si tu retournes chez ton père,
est-ce qu'il pourra me rendre tous les cadeaux que je lui ai offerts pour t'épouser ?
Je lui ai donné huit grosses défenses d'éléphants qu'il a déjà vendues au grand noir du village là-bas,
loin de notre forêt. Le sel et le tabac qu'il a eu pour ça, il a déjà tout consommé.
Et maintenant, il est vieux. Avec quelle force va-t-il abattre les éléphants pour me rendre mes défenses?
Dis-moi. Dis-moi. Tu dis que tu veux quand même t'en aller ?
Parce que moi aussi, je suis déjà vieux. Ça veut dire que tu as trouvé un autre homme plus jeune que moi.
Je comprends maintenant. Et c'est cet homme-là qui va me rendre à mes huit défenses d'éléphants, n'est-ce pas ?
Alors, dans ces conditions, si tu veux t'en aller. Mais va-t'en donc. Va-t'en.
Je te répète que dans ces conditions, si tu veux t'en aller, il faut t'en aller.
Va-t'en. Mais va-t'en donc. Moi, j'en ai marre de la tristesse que tu me donnes chaque jour.
Tu me fais manger de la tristesse. De la tristesse, j'en ai trop mangé.
Si tu veux t'en aller, va-t'en. Va-t'en vite. Je te dis: Il faut quitter chez moi. Vite, vite.
Il faut partir. Va-t'en. Va-t'en, il faut partir.
Tu es une mauvaise femme. Va-t'en. Je ne veux plus te voir ici.
Va-t'en, je te répète qu'il faut partir. Va-t'en.
J'ai mangé trop de tristesse avec toi. Va-t'en. Au revoir..
Written by: Francis Bebey
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