album cover
La Java Du Diable
7
Easy Listening
Skladba La Java Du Diable vyšla 17. března 1956 Universal Digital Enterprises na albu Presenting Joss Baselli
album cover
Datum vydání17. března 1956
ŠtítekUniversal Digital Enterprises
JazykFrancouzsky
Melodičnost
Akustičnost
Valence
Tanečnost
Energie
BPM158

Hudební video

Hudební video

Kredity

PERFORMING ARTISTS
Joss Baselli
Joss Baselli
Performer
Joss Baselli et son ensemble
Joss Baselli et son ensemble
Performer
COMPOSITION & LYRICS
CHARLES TRENET
CHARLES TRENET
Composer
PRODUCTION & ENGINEERING
Joss Baselli
Joss Baselli
Producer

Texty

Un jour, le diable fit une Java
Qu'avait tout l'air d'une mazurka
Valse à trois temps, il n'savait pas
Ce qu'il venait d'composer là
Aussitôt la terre entière
Par cet air, fut enchantée
Des dancings aux cimetières
Tout l'monde le chantait
On le dansait à petits pas
Et bien souvent aux heures des repas
Le diable venait sur sa Java
Frapper du pied dans les estomacs
Des petits malheurs vite commencèrent
Car ce refrain de Lucifer
Planait partout, tout d'suite appris
Circonvenant bien les esprits
Vers la fin du mois d'décembre
Un député pris de court
À la tribune de la Chambre
Dit dans son discours
"Un, deux, trois, quatre, un, deux trois, quatre
C'est mon programme, est-ce qu'il vous plaît?"
À coups d'fusil, on dut l'abattre
Il expira au deuxième couplet
La salle Pleyel n'écoutait plus
Les grands concerts, un seul lui plut
Celui où l'chef d'orchestre mêla
Sébastien Bach et la Java
Ronde folle, ronde folle
Brusquement, un grand acteur
Au beau milieu de son rôle
Trahit son auteur
(Duc de Reichstadt, avez-vous dit? Non, non
Et savez-vous quel est mon véritable nom?
C'est celui qu'au Prater, la foule qui s'écarte
Et murmure autour de moi, le petit Bonaparte
Je suis son fils, rien que son fils, he-he-he)
"Et un, deux, trois, quatre, un, deux, trois, quatre"
Ah quelle pagaille dans le théâtre
Les spectateurs montèrent sur scène
L'œil en fureur et le geste obscène
Au-delà des mers, ce fut bien pire
Le mal gagna, c'est trop affreux
Il lui fallait pour son empire
Jusqu'au pôle Nord et la Terre de Feu
Mais le plus terrible ravage
Fut dans l'monde des banquiers
Où la grande Java sauvage
Fit des victimes par milliers
"Un, deux, trois, quatre, un, deux, trois, quatre"
Hurlaient New York et Chicago
L'or se vendit au prix du plâtre
Et le cigare au prix du mégot
Puis, un jour tout devint tranquille
On n'entendit plus d'Java
Dans les champs et dans les villes
Savez-vous pourquoi?
Parce que le diable s'aperçut
Qu'il n'touchait pas de droits d'auteur
Tout ça, c'était d'l'argent foutu
Puisqu'il n'était même pas éditeur
Tout ça, c'était d'l'argent foutu
Puisqu'il n'était même pas éditeur
(Allez, remportons notre musique
Et retournons en enfer)
Written by: CHARLES TRENET
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