album cover
Orly
261
French Pop
Orly was released on October 12, 2018 by Universal Music Division Label Panthéon as a part of the album Brel
album cover
AlbumBrel
Release DateOctober 12, 2018
LabelUniversal Music Division Label Panthéon
LanguageFrench
Melodicness
Acousticness
Valence
Danceability
Energy
BPM

Music Video

Music Video

Credits

PERFORMING ARTISTS
Maurane
Maurane
Vocals
Philippe Decock
Philippe Decock
Piano
Bart De Nolf
Bart De Nolf
Double Bass
Patrick Deltenre
Patrick Deltenre
Acoustic Guitar
Olivier Bodson
Olivier Bodson
Trumpet
Mark Steylaerts
Mark Steylaerts
Conductor
Marvemusic
Marvemusic
Orchestra
COMPOSITION & LYRICS
Jacques Brel
Jacques Brel
Composer, Lyrics
Lou Villafranca
Lou Villafranca
String Arranger
Philippe Decock
Philippe Decock
String Arranger
PRODUCTION & ENGINEERING
Lou Villafranca
Lou Villafranca
Producer
Philippe Decock
Philippe Decock
Producer
Erwin Autrique
Erwin Autrique
Mixing Engineer, Mastering Engineer

Lyrics

Ils sont plus de deux mille, et je ne vois qu’eux deux
La pluie les a soudés, semble-t-il l’un à l’autre
Ils sont plus de deux mille, et je ne vois qu’eux deux
Et je les sais qui parlent
Il doit lui dire : « Je t’aime », elle doit lui dire : « Je t’aime »
Je crois qu’ils sont en train, de ne rien se promettre
Ces deux-là sont trop maigres, pour être malhonnêtes
Ils sont plus de deux mille, et je ne vois qu’eux deux
Et brusquement ils pleurent, ils pleurent à gros bouillons
Tout entourés qu’ils sont, d’adipeux en sueur
Et de bouffeurs d’espoir, qui les montrent du nez
Mais ces deux déchirés, superbes de chagrin
Abandonnent aux chiens, l’exploit de les juger
La vie ne fait pas de cadeau
Et nom de Dieu, c’est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud
Et maintenant ils pleurent, j’veux dire tous les deux
Tout à l’heure c’était lui, lorsque je disais « Il »
Tout encastrés qu’ils sont, ils n’entendent plus rien, que les sanglots de l’autre
Et puis, et puis infiniment, comme deux corps qui prient
Infiniment, lentement, ces deux corps se séparent
Et en se séparant, ces deux corps se déchirent
Et je vous jure qu’ils crient, et puis ils se reprennent
Redeviennent un seul, redeviennent le feu
Et puis se redéchirent, se tiennent par les yeux
Et puis en reculant, comme la mer se retire
Ils consomment l’adieu, ils bavent quelques mots
Agitent une vague main
Et brusquement ils fuient, fuient sans se retourner
Et puis il disparaît, bouffé par l’escalier
La vie ne fait pas de cadeau
Et nom de Dieu, c’est triste Orly le dimanche
Avec ou sans Bécaud
Et puis il disparaît, bouffé par l’escalier
Et elle, elle reste là
Cœur en croix bouche ouverte, sans un cri, sans un mot
Elle connaît sa mort, elle vient de la croiser
Voilà qu’elle se retourne, et se retourne encore
Ses bras vont jusqu’à terre, ça y est, elle a mille ans
La porte est refermée, la voilà sans lumière
Elle tourne sur elle-même, et déjà elle sait
Qu’elle tournera toujours
Elle a perdu des hommes, mais là, elle perd l’amour
L’amour le lui a dit : « Revoilà l’inutile »
Elle vivra de projets, qui ne feront qu’attendre
La revoilà fragile avant que d’être à vendre
Je suis là, je la suis, je n’ose rien pour elle
Que la foule grignote comme un quelconque fruit
Written by: Jacques Brel
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