album cover
Zibabara
African
Zibabara was released on August 28, 2024 by Un soir au coin du feu as a part of the album Celbeng
album cover
AlbumCelbeng
Release DateAugust 28, 2024
LabelUn soir au coin du feu
Melodicness
Acousticness
Valence
Danceability
Energy
BPM144

Credits

PERFORMING ARTISTS
Sally Nyolo
Sally Nyolo
Percussion
Paco Sery
Paco Sery
Percussion
COMPOSITION & LYRICS
Sally Nyolo
Sally Nyolo
Songwriter
PRODUCTION & ENGINEERING
Sally Nyolo
Sally Nyolo
Producer

Lyrics

Un jour, un homme et sa femme ont un garçon appelé Zibabara. Lors de sa naissance, l’homme dit à sa femme : « cet enfant, tu vas aller l’accoucher dans la maison qui est en-haut. Et quand il marchera, tu le laisseras seul dans la maison et tu redescendras. À partir du moment où il marche et parle, personne d’autre ne doit rester avec lui là-bas ».
Et la femme avait fait comme son mari le lui avait demandé : quand elle a accouché, elle a attendu que son enfant marche et parle, avant de redescendre de la maison d’en-haut. Elle ne montait que pour lui donner ses repas.
Le garçon grandit et devient un jeune homme. Et il dit à son père : « je veux me marier ! ». Alors son père prend une très belle voiture et la lui donne. Zibabara s’habille et descend. Il appelle son frère, qui était chauffeur, et lui dit : « viens m’accompagner en voyage : je suis à la recherche d’une femme ».
Ils partent en voiture et roulent à travers tous les villages. Et à chaque fois qu’il rencontre des jeunes filles, elles se battent pour eux, chacune disant que c’est pour elle qu’ils sont là. Et à chaque village, ce sont les mêmes scènes de bagarre.
Ils arrivent deux villages plus loin, où il y a une jeune fille qui est née comme lui, dans une maison en-haut. Quand sa mère avait vu qu’elle marchait et parlait, elle est redescendue et personne n’a habité avec elle. La jeune fille s’appelle Ntsama.
Les jeunes hommes arrivent chez le père de Ntsama et ils lui disent : « c’est ta fille Ntsama que l’on vient demander en mariage ». Ils appellent la sœur de Ntsama pour aller la chercher.
[Vous qui écoutez le conte, vous répondrez : « Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é »]
La sœur de Ntsama court et frappe — toc-toc-toc — à la porte et lance son chant :
Ah Ntsama é ! Ntsama é, ma loé wó ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Ah Ntsama é, Zibabara a loé wó ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Ah Ntsama é, Zibabara a yanga ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Alors la jeune fille descend et le frère de Zibabara lui dit : « mon frère, là-bas, tu pourrais bien l’aimer ! Vous vous ressemblez comme deux frère et sœur ! Tu dois l’accepter et te marier avec lui ». Alors la jeune fille se retourne et regarde Zibabara et l’emmène dans sa maison d’en-haut. On leur donne du vin et Zibabara passe la nuit.
Le matin suivant, Zibabara dit à son père : « je pars cherche la dote. Et je viens doter ta fille dès demain ».
Quand la fille se retrouve seule, elle appelle ses sœurs et elles partent à la pêche. Après deux jours, Zibabara revient et dit au père de Ntsama : « je suis venu doter ma femme ! ». Le père de Ntsama dit : « allez appeler Ntsama ! » On lui répond : « elles sont parties à la pêche ! » Alors Zibabara prend le chemin de la rivière. Arrivé près de la rivière, il se demande où sont les filles : en amont ? En aval ? Alors il lance son cri :
Ah Ntsama é ! Ntsama é, ma loé wó ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Ah Ntsama é, Zibabara a só ya ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Ah Ntsama é, Zibabara a loé wó ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Personne ne répond. Il commence à redescendre tout doucement. Il arrive ailleurs et lance son chant :
Ah Ntsama é ! Ntsama é, ma loé wó ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Ah Ntsama é, Zibabara a loé wó ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Ah Ntsama é, Zibabara a só ya ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Il arrive et entend les voix des filles qui se baignent. Il continue à descendre et arrive à leur niveau. Près d’un rocher, il lance son cri :
Ah Ntsama é ! Ntsama é, ma loé wó ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Ah Ntsama é, Zibabara a só ya ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Ah Ntsama é, Zibabara a yanga ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Les filles partent toutes en courant : VIM ! Puis elles reviennent sur la pointe des pieds et voient que c’est Zibabara qui était là. Alors, ensemble, ils retournent au village. Zibabara donne la dote au père et lui dit : « dans deux jours, je viendrai pour prendre mon épouse. Je vais préparer sa réception dans mon village ». Il repart.
Et quand il arrive dans son village, son frère s’était associé avec tous les sorciers du village car il s’était dit : « si mon frère Zibabara, qui a grandit dans la maison en-haut, se marie, je risque de ne pas avoir ma chance un jour. Je vais donc le tuer en mystique, avec tous les sorciers de ce village ! Et nous les autres frères, on pourra mieux vivre. Car s’il se marie, on sera ses esclaves ». Quand la nuit arrive, le frère de Zibabara prend le Nkoule — le tambour d’appel — et appelle tous les sorciers du village. Ils se réunissent tous en pleine nuit et « tuent » Zibabara.
Tôt le matin, Zibabara commence à avoir mal à la tête. Il se plaint de ses maux de tête. Et quand arrive midi, Zibabara meurt pour de bon. Alors on dit à son frère : « va chercher la femme de Zibabara ! Si elle ne marche pas vite, elle ne va pas le trouver ». Alors le frère prend la voiture et roule : VIM ! Et quand il arrive, il s’avère que Ntsama est partie à la pêche avec ses sœurs. Alors il demande qu’on les envoie chercher. Une des jeunes sœurs de Ntsama part la chercher. Quand elle arrive près de la rivière, elle lance son cri :
Ah Ntsama é ! Ntsama é, ma loé wó ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Ah Ntsama é, Zibabara a sé fé a ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
Ah Ntsama é, Zibabara a wou ya ! — Ntsama é, Ntsama é, Ntsama é ma loé wó, Ntsama é
La fille sort en courant de la rivière pour se changer et aller voir son mari. Quand elle arrive au village, son père lui dit : « ma fille chérie, tu ne peux pas aller et rester veuve là-bas. Peut-être qu’ils vont te tuer comme ils ont tué Zibabara. Alors pour moi, il n’est pas question que tu partes là-bas ! » Alors la fille resta chez elle, comme l’avait dit son père.
Written by: Sally Nyolo
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