album cover
Ondoua
2
African
Ondoua was released on August 28, 2024 by Un soir au coin du feu as a part of the album Celbeng
album cover
AlbumCelbeng
Release DateAugust 28, 2024
LabelUn soir au coin du feu
Melodicness
Acousticness
Valence
Danceability
Energy
BPM78

Credits

PERFORMING ARTISTS
Sally Nyolo
Sally Nyolo
Percussion
Michel Eloumou
Michel Eloumou
Bass Guitar
Joseph Leonel Onana
Joseph Leonel Onana
Guitar
COMPOSITION & LYRICS
Sally Nyolo
Sally Nyolo
Songwriter
PRODUCTION & ENGINEERING
Sally Nyolo
Sally Nyolo
Producer
Ekié bozeur
Ekié bozeur
Mixing Engineer

Lyrics

Un jour, un homme épouse une femme. Et ils ont ensemble deux enfants : une fille et un garçon nommé Ondoua. L’homme et la femme décèdent et les enfants deviennent orphelins. Ondoua se retrouve seul avec sa sœur. Alors les enfants partent s’installer à plus de trente kilomètres du premier village.
Ondoua se dispute tous les jours avec sa sœur. Elle lui dit : « le chemin qu’on pris notre père et notre mère... je suis sûre qu’il y a beaucoup de monde là-bas. Et que notre père et notre mère se trouvent là-bas ». Ondoua lui répond : « non, tous ces gens sont morts ! Il n’y a plus personne ». La sœur lui répond : « non, mon frère, je te dis qu’il y a des gens là-bas, il y a notre père, il y a notre mère, là-bas ». Ondoua reprend : « non ! Non ! Ils sont tous morts ! Ils sont déjà morts tous ces gens. Il n’y a plus rien là-bas ».
Un matin, la sœur d’Ondoua décède elle aussi. Ondoua se retrouve tout seul dans la forêt, sans personne. Et il reste tout seul. Il n’a plus rien, plus personne. Même pas de rêves quand il dort. Et personne ne vient jamais le voir, là, au milieu de la forêt.
Une nuit, alors qu’il dort, il entend au loin, comme dans son rêve, des sons qui ressemblent à des pleurs, à des chants.
[Vous qui écoutez, vous répondrez : « Hé ! »]
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Lenga topeni bissó, Ondoua élé — Hé !
Bokone bene assi a, Ondoua élé — Hé !
Okoro odjó ote be a, Ondoua élé ! — Hé !
Odjó omane aya ovèbegué— Hé !
Tout seul dans la forêt, il n’a plus sommeil et écoute à présent, très attentivement. Il attend, il attend. Le sommeil revient encore. Et quand il va se rendormir, il entend au loin :
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Lenga topeni bissó, Ondoua élé — Hé !
Bokone bene assi a, Ondoua élé — Hé !
Okoro odjó ote be a, Ondoua élé ! — Hé !
Odjó omane aya ovèbegué— Hé !
Ondoua se réveille et se dit : « même s’ils viennent m’attraper, je suis là. Je ne dors plus ». Ondoua se lève tout tremblant. Il allume un feu. Et il entend au loin :
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Lenga topeni bissó, Ondoua élé — Hé !
Bokone bene assi a, Ondoua élé — Hé !
Okoro odjó ote be a, Ondoua élé ! — Hé !
Odjó omane aya ovèbegué— Hé !!
Alors Ondoua s’assied sur une chaise. Et il entend au loin :
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Lenga topeni bissó, Ondoua élé — Hé !
Bokone bene assi a, Ondoua élé — Hé !
Okoro odjó ote be a, Ondoua élé ! — Hé !
Odjó omane aya ovèbegué— Hé !
Alors Ondoua se dit : « je vais voir si ces gens viennent vraiment pour m’attraper. En tout cas, je suis sûr d’une chose, c’est que les fantômes n’existent pas ». Ondoua entend, de plus en plus proche de lui :
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Lenga topeni bissó, Ondoua élé — Hé !
Bokone bene assi a, Ondoua élé — Hé !
Okoro odjó ote be a, Ondoua élé ! — Hé !
Odjó omane aya ovèbegué— Hé !
Ondoua regarde le feu qui brûle. Il y rajouter quelques bûches et attise le feu très fort. Il ne sait plus quoi faire. Il tremble... Il fait quelques pas devant le feu et entend, de plus en plus proche de lui :
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Lenga topeni bissó, Ondoua élé — Hé !
Bokone bene assi a, Ondoua élé — Hé !
Okoro odjó ote be a, Ondoua élé ! — Hé !
Odjó omane aya ovèbegué— Hé !
Ondoua entend quelqu’un frapper à la porte : « kok, kok, kok, kok ! » Ondoua, terrifié, court et va se coucher sous son lit. Il entend encore frapper des coups sur sa porte. On l’appelle : « Ondoua ! Ondoua ! » Ondoua, tout tremblant, se cache de plus en plus loin sous son lit. Et on entend :
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Éé éélé a Ondoua élé — Hé !
Lenga topeni bissó, Ondoua élé — Hé !
Bokone bene assi a, Ondoua élé — Hé !
Okoro odjó ote be a, Ondoua élé ! — Hé !
Odjó omane aya ovèbegué— Hé !
Alors une jeune fille arrive et ouvre la porte d’Ondoua avec force. Et quand la porte s’ouvre, il y a devant Ondoua une cantine d’argent avec toutes sortes de présents, des gens, des domestiques, des hommes, des femmes et des travailleurs pour ses champs, et toutes sortes d’animaux domestiques.
Sa sœur était revenue pour lui apporter du soutien et lui montrer qu’il y avait une vie après. Lui qui disait toujours le contraire...
Written by: Sally Nyolo
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