album cover
Dimanche 31 (Remix)
61
Hip-Hop/Rap
Dimanche 31 (Remix) was released on December 24, 2025 by Oster Lapwass & Anton Serra as a part of the album Dimanche 31 (Remix) - Single
album cover
Release DateDecember 24, 2025
LabelOster Lapwass & Anton Serra
LanguageFrench
Melodicness
Acousticness
Valence
Danceability
Energy
BPM100

Credits

PERFORMING ARTISTS
Oster Lapwass
Oster Lapwass
Mixed Artist, Remixer
Anton Serra
Anton Serra
Vocals
COMPOSITION & LYRICS
Anton Serra
Anton Serra
Songwriter
Yann Rat Patron
Yann Rat Patron
Songwriter
PRODUCTION & ENGINEERING
Oster Lapwass
Oster Lapwass
Recording Engineer

Lyrics

2017
Dimanche 31
3 heures du matin
Chambre 237 Hôtel des Célestins Au 4 rue des Archers
Prix déraisonnable Confort acceptable Le téléphone déconne La salle de bain est impeccable
Eau chaude, eau froide Suffisamment de pression
Boisson au choix Le lit est ferme, mais pas trop
De vieilles vedettes ratées
À la télévision
800 chaînes câblées
Et un problème de réception
Je m’en tape, je sors Ça me dégourdira les jambes Les coups de klaxon au feu rouge Assourdiront tous les gens
Je m’en tape, faut que je bouge Il me faut un bol d’air impur Y a plus de métro ni de bus Je marche le long des quais sans aucun but À part celui de me foutre du monde
Ce foutu monstre A déréglé les montres
Dimanche 31 6 heures 02 du matin
Tomber dans un trou noir Sans un bruit de couloir J’ai tellement attendu ce moment Que je suis surpris
Je voudrais bien le savourer lentement Je me croyais mort Mais me voilà je suis tombé sur qui ?
Une toute, toute petite dame Qui me demande : « Ouvrez les yeux, jeune homme Car moi aussi, la vie, je l’aimais Ce n’est pas la bonne option Pour en être un autre »
La mémé voyait clair dans mon jeu « Oui, les jeunes Ils sont juste bons Qu’à blasphémer le clergé »
Je gamberge devant un sirop de canneberge Berger À la scène qui s’est passée À 7 heures passées du matin
Café Le Moulin Joli Ou Jean Moulin, je sais plus Un des deux, c’est certain
Je pense encore à l’ancienne On se reverra de toute façon J’ai quitté mon siège Sans même siroter ma boisson
Dimanche 31
Lueur du matin Resurgir du brouillard Dans un monde de trouillards
Les rideaux métalliques se lèvent Ils vendent des saladiers Duralex Au prix de la porcelaine
De vieux robots Qui vous facilitent la vie Dans le reflet de la vitre On se maquille les lèvres
Des ongles se mâchouillent Feu rouge, feu vert C’est un balai de machines rouillées À l’eau de mer
Comme un vieux tour de magie On oublie le subterfuge On tient le monde sous perfu Le dernier cri est sorti
Refus de parler Les ordis font des refuges Veux-tu te marier ? Tu peux peut-être le faire en ligne
Et remet tout à demain D’un revers de main Dans ce monde moderne
Je pense encore à l’ancienne Tout disparaîtra de toute façon Levez les yeux au ciel Et laissez bien fondre le glaçon
Dimanche 31
Je traîne mes vieilles tennis Le soleil au zénith Je n’ai pas faim
C’est fou comme la fourmilière s’active Au moindre grain de sucre Si vos voisins vous tournent le dos Cassez-en plein dessus
Dimanche 31 Le dernier jour sur terre de l’année On perd de la vie Faut fêter ça
17 heures 32 Le sol semble trembler Rendez heureux vos proches Approchez et videz vos poches
L’heure se rapproche à grands pas C’est ridicule, ça gesticule Cassage de testicules Ça crie dans le vestibule
Qu’est-ce que je fous là ? Y a un passant qui m’engueule Il me dit : « Qu’est-ce que tu fous là ? » Je lui dis : « Demande à Google »
J’vais quand même pas m’frotter À du menu fretin Pour de la menue monnaie
J’repense encore à l’ancienne Va faire la fête, allez, sois mignon T’as vraiment cru, petit con Que c’était marqué Euro Millions ?
Dimanche 31 20 heures pétantes putain
Contrairement au soleil Je n’ai pas sommeil
Quand la connerie atteint des sommets Des misérables crapauds Ont tendance à y grimper Pour y planter un drapeau
Désolé, j’en ai rien à branler Du jour de l’an J’ai le cul entre deux bancs Je vis en rupture de ban
Pour vos petits appareils Technologiques, c’est pareil Toutes vos vies rentrent dedans
L’heure se rapproche à pas d’géant Ça n’va pas tarder Toute une année réduite à néant Dans l’instantané
Tout est figé Comme une bombe à retardement Sans compte à rebours Ont a les pieds littéralement Dans un vieux tas d’boue
Je parle à ce groupe de jeunes C’est drôle Car on vient presque de la même école
J’repense encore à l’ancienne Ils me demandent sans hésitation De venir avec eux Mais j’ai décliné l’invitation
Dimanche 31 23 heures 51
Je vous laisse tout le bordel
Je rentre seul à l’hôtel
Written by: Anthony Serra, Yann Rat Patron
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