album cover
Les zombies
41
French Pop
Les zombies was released on October 12, 2010 by Les doigts dans l'Zen as a part of the album À la fin de l'envoi. . .
album cover
Release DateOctober 12, 2010
LabelLes doigts dans l'Zen
LanguageFrench
Melodicness
Acousticness
Valence
Danceability
Energy
BPM89

Credits

PERFORMING ARTISTS
Syrano
Syrano
Performer
COMPOSITION & LYRICS
Sylvain Adeline
Sylvain Adeline
Songwriter
Etienne Chenet
Etienne Chenet
Composer

Lyrics

Ils errent dès l'aurore à l'orée des centres commerciaux
Là où l'horreur entre dans les ratios
La bave aux commissures et les yeux révulsés
Ils beuglent des râles et se mettent à mousser
L'heure sonne où la grille se lève
Et les voit, sur le parquet glissant, se trémousser
Guidés par un instinct vil et malsain
Ils se jettent de nouveau tous comme un essaim
Sur la viande nerveuse, sur la chair en promo
La nourriture avariée qu'on leur laisse en pâture
Ils remplissent les caddies, n'iront pas contre nature
Trop endormis pour s'exclamer des gros mots
Mais une furie tout autre leur donne la fièvre
Ils ouvrent la bouche à s'en fendre les lèvres
Pour choper au vol un article gratuit
Offert par la marque la plus chère aujourd'hui
Ils se marchent dessus, enfants, femmes ou vieillards
Le regard avide, l'œil aride et avare
Ils achètent la qualité au moindre coût
Prédateurs hébétés qui même sans faim mordent au cou
Et s'en vont sucer le sang des bêtes
À peine sorties d'l'équarrissage pour les prix en fête
Le crâne vide car déjà plein de doctrines
Prêts à s'pomper la cervelle pour lécher les vitrines
Les zombies
Ils se traînent, rampent, ce n'sont plus des hommes
Ils consument, ils absorbent, c'est bien plus qu'un somme
Les zombies
Aveuglés par l'envie comme à Washington
Ils ne sont plus de ceux qu'on somme
Les zombies
La cervelle en bouillie, ils ne font plus la somme
Et ne se rendent plus compte de ce qu'ils consomment
Les zombies
Ils avancent, se nourrissent, rien ne les étonne
Produits inconscients d'un monde qu'on assomme
Ils marchent péniblement, le corps ankylosé
À force d'engouffrer de la graisse en kilos
Attablés et quasiment attachés
À leur chaise, ils se goinfrent de bouffe prémâchée
Les vigiles, les caméras et leurs slogans racoleurs
Les poussent à la dépense avec un argument vendeur
Là, repus, ils se bousculent et ne s'excusent plus
Obnubilés par l'objectif absolu
Consommer avant la fermeture
Consommer encore plus malgré les vergetures
Avant que l'ennui ne les rattrape
Avant que la nuit ne referme la trappe
Et faire des provisions pour l'éternité
Car un virus les plonge dans l'insécurité
Tous massés dans un grand magasin
Coincés entre sommeil et mort, ils ne peuvent que choisir
La façon d'en finir, alors sans ambiguïté
Autant se vider l'esprit sans se soucier du pire
Et manger, avaler, dévorer, engloutir
Ingurgiter les minutes jusqu'à les vomir
Puis en passant à la caisse, ces êtres enragés
Enivrés par l'achat, groggy et soulagés
Partiront digérer et reviendront demain
Se rassasier car plus ils se meurent, plus ils ont faim
Les zombies
Ils se traînent, rampent, ce n'sont plus des hommes
Ils consument, ils absorbent, c'est bien plus qu'un somme
Les zombies
Aveuglés par l'envie comme à Washington
Ils ne sont plus de ceux qu'on somme
Les zombies
La cervelle en bouillie, ils ne font plus la somme
Et ne se rendent plus compte de ce qu'ils consomment
Les zombies
Ils avancent, se nourrissent, rien ne les étonne
Produits inconscients d'un monde qu'on assomme
Les zombies
Les zombies
Les zombies
Les zombies
Les zombies
Written by: Etienne Chenet, Sylvain Adeline
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