album cover
Enterrement
Hip-Hop/Rap
Enterrement was released on May 1, 2026 by Conscience Rap as a part of the album F(r)acture sociale
album cover
Release DateMay 1, 2026
LabelConscience Rap
LanguageFrench
Melodicness
Acousticness
Valence
Danceability
Energy
BPM89

Credits

PERFORMING ARTISTS
Le Belge - Conscience Rap
Le Belge - Conscience Rap
Vocals
Weedlack
Weedlack
Drum Machine
COMPOSITION & LYRICS
Julien Widlak
Julien Widlak
Songwriter
Maxime Looren
Maxime Looren
Songwriter
PRODUCTION & ENGINEERING
Le Belge - Conscience Rap
Le Belge - Conscience Rap
Co-Producer
foodj madrigal
foodj madrigal
Co-Producer
miloud sassi
miloud sassi
Assistant Mastering Engineer

Lyrics

J'ai mis du temps à te comprendre et à te tempérer, j'aimerais que tu entendes qu'il est temps de t'enterrer
Je suis passé du rire aux larmes depuis l'enfance, j'étais naïf, mais dans la mif, on n'parle pas d'nos souffrances
J'voulais croquer le monde, j'me suis cassé les dents, j'ai dû mimer l'égo, limer mes crocs avec prudence
Aucun délit d'faciès plutôt de gentillesse, car quand tu tends la main, l'homme est un chien qui refuse les caresses
Donc j'me suis endurci, dans la destruction, dans les gestes impulsifs, les vices à risque et les pulsions
J'ai fumé à l'extrême, j'ai tizé à l'excès, j'me suis brisé, j'me suis livré, sans crier à l'aide frère
J'ai vu la jalousie gangréner les rétines, faire succomber, ceux qu'on su compter sur moi et puis
J'ai dû passer l'éponge et même tourner la page, car j'ai vu la misère dans l'ombre assombrir les visages
Aucun abus d'confiance, toujours peur de l'échec, toujours peur de la chute, même en restant en bas d'l'échelle
Les séquelles sont des traces, souvent indélébiles, souvent indélicates, on s'acclimate que dans l'déni
Je me suis arraché le cœur de la poitrine, je l'ai vu battre, s'arrêter net, à plusieurs reprises
J'ai connu la froideur du deuil, on s'en va sans médaille, et qu'après quelques pleurs, même les plus proches, sont loin d'être là
J'ai voulu sortir de ma tête, pour éviter d'penser, j'ai voulu enflammer l'enfer, pour enfermer l'passé
J'suis loin d'être baptisé, de vouloir pactiser, j'suis juste un partisan, un artisan d'un art ciselé
Pas d'problème narcissique, d'envie d'me comparer aux autres, à force de vivre ici, j'ai peur de ressembler aux hommes
De finir névrosé, emprunt de solitude, de n'être qu'un dossier, d'une société sans l'envie d'plus
Je n'ai jamais cru, que les femmes étaient des putes, non plus des potes, car sous les spots, on ne les arrête plus
J'ai eu des crushs et des crashs, des épreuves, des serrages, des erreurs de scénar, preuve de lach'té
Avant de remonter la pente, faut l'avoir descendue, j'ai connu l'odeur de l'essence, la senteur des ordures
J'ai nourri ma rancune, facturé au centuple, j'ai censuré mes idées noires, j'ai dû errer sans but
J'en veux à la madré, d'avoir pisté mon souffle, dans l'éventualité, de vouloir posséder mon tout
J'en veux au padré, car j'avais pas d'voie, j'ai marché pas droit, fallait avancer pas l'choix
J'en veux aussi aux reufs, des appels sans réponse, S.O.S dans l'espace, me laissent con, mauvaise passe
Sans parler des rapaces de la pire espèce, ces fils de tasses, ont juste oublié d'être vrai
À force de bilanter, j'me suis cru dans koh-lanta, survécu dans le stress, j'me suis mis du plomb dans l'crâne
Aucune alternative, mon talent doit s'exprimer, dans la vie, dans la rime, j'écris ma destinée
En pressant la détente, j'veux laisser la pression descendre, apprécier la détente, laisser mes ambitions s'étendre
Voici le signe d'une renaissance, je veux tutoyer les sommets, et essayer de n'jamais redescendre
Garder le cap intact, encaisser chaque impact, ne pas m'en éloigner, même si je sais que chacun parle
Car avec les années, j'ai vu qu'le chagrin passe, on roule sa bosse, on trouve la force de sortir de l'impasse
Je ne lève pas le voile, j'ai sorti le drap blanc, c'est un pardon que je dévoile, en enterrant l'enfant
Celui de mes souv'nirs, qui n'avait pas d'limite, qui s'est coupé les ailes, seul, en grandissant trop vite
Qui s'est confié à l'autre avec déception, désespéré de l'espèce, lassé d'éternelles questions
Cette comédie humaine, pousse à la folie douce, fini les soirées lunaires, j'attends les jolis jours
J'attends les jolis jours, …
Written by: Julien Widlak, Maxime Looren
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