album cover
Akeb Evil
Hip-Hop/Rap
Akeb Evil was released on June 22, 2026 by Bak attak as a part of the album Akeb Evil
album cover
Release DateJune 22, 2026
LabelBak attak
LanguageFrench
Melodicness
Acousticness
Valence
Danceability
Energy
BPM80

Credits

PERFORMING ARTISTS
Bak Attak
Bak Attak
Rap
COMPOSITION & LYRICS
Nziengui Koumba Yanick
Nziengui Koumba Yanick
Songwriter
PRODUCTION & ENGINEERING
Bak Attak
Bak Attak
Recording Engineer, Mixing Engineer, Mastering Engineer, Producer

Lyrics

Akeb - Evil
Première partie
J’ouvre les yeux sur Akebe, les ruelles chuchotent mes cauchemars,
Ou les nkamas racontent une histoire que personne veut revoir.
Les mbindis traînent pieds nus, mais rêvent de Jordan au marché noir,
Et leur innocence s’enterre dans les bwendze tard le soir.
Ici, l'espoir est un luxe qu'on n'a pas les moyens de se payer,
Chacun cherche sa route,le goudron finit par nous balayer…
Les politiciens nous sourient, mais leurs dents sentent la charogne,
Quand Le peuple tend la main, en retour ils tendent des chaînes en or.
Un faux pasteur crie “repentez-vous”, mais drague ta femme,
Il vend les terrains au paradis
Les choses de la terres dansent le tam tam
Ici, le soleil ne se lève pas, il s'extirpe de la boue,
Il regarde nos vies de travers, comme un feyman regarde 1000 mougous…
Je n'écris pas avec de l'encre, mais avec l'eau de la vaisselle,
Celle où la matere noie ses larmes quand le belêt n’a plus de sel
On dit qu’Akebe est dangereux, qu’on a le vice dans les veines,
Mais personne ne voit la dignité qui rampe sous nos peines.
Voilà un père qui devient transparent à force de porter le monde,
Ses mains sont des racines sèches, ses yeux des horloges profondes.
Les clandos roulent sans phare, comme nos vies sans direction,
Le bitume brûle nos semelles, nos rêves fondent sous la pression.
La pluie efface les graffitis, mais pas la rage des murs,
Chaque fissure dans la ville, c’est une veine qu’on torture.
On survit en apnée dans un océan de plaintes et de larmes ,
Où le silence des honnêtes gens fait plus de bruit que les armes.
Les ngas cherchent la sortie, mais tombent dans d’autres prisons,
Elles troquent un loyer payé contre un lit sans bénédiction.
Je ne les juge pas, j’les comprends, c’est le système qui viole,
Quand la survie dicte la loi, l’amour devient juste un rôle.
C'est le bal des déshérités sous les néons des bars-dancings,
Où on noie nos échecs dans la bière, en attendant un signe.
L’enfant d’autrui fini le catéchisme, puis sort dealer des cachets,
Le Christ sur un t-shirt, mais Lucifer dans les sachets.
Grandit trop vite, entre le sifflement des balles et le cri des mères,
Sur un sol qui crache de l’or noir , pendant que le peuple boit la mer.
Le pays est un casino, on mise nos vies à chaque vote,
Les dés sont pipés d’avance, le cahier de bons c’est le Death Note.
...
On change les visages en haut, mais la base reste la même,
On sème des promesses de fleurs, on récolte des champs de haine.
Le goudron d'Akebe, c’est le journal intime des vaincus,
Les nid-de-poule sont les tombes des projets d’état interrompus.
Et moi j’écris comme un fou, enfermé dans mes pensées,
Un artiste blacklisté à force de trop dire la vérité.
Akebe, c’est pas Silent Hill, mais les fantômes me parlent pareil,
J’entends leurs cris la nuit, comme un vinyle qui se réveille.
Ça sent le brûlé, ça sent la sueur, ça sent le sang séché,
C'est ici qu'on enterre nos morts sans jamais avoir péché.
J'ai la plume qui saigne parce que le cœur est trop plein,
De voir mes frères se bouffer entre eux pour un p'tit bout de pain.
On nous a dit que l'avenir nous appartenait ils ont menti,
L'avenir appartient à ceux qui ont le bras long et le compte bien garni.
On nous parle de demain, mais demain est un grand menteur,
Qui nous donne rendez-vous là
Mais qui ne nous donne pas l’heure.
Chaque matin est un combat chaque nuit une reddition
On survit entre le mépris des riches et notre propre instinction
J’ai vu des amis partir l'esprit mangé par le kobolo
Ici si tu pars et tu reviens on te traite de rigolo
Leurs mère pleurent au cimetière des larmes qui ne sèchent jamais
Elles enterrent des rois en devenir dans des concerts de regret
Le pays est une mère qui dévore ses propres enfants
Une terre de promesse ou le sang est le seul argent
On a rien mais on donne tout même le peu qu’on a pas
Parce qu’on sait que le daye peut nous take au prochain pas
La famille c’est pas seulement le sang mais ceux qui squatte ta matrice
Qui regarde au même sens que toi pour toute forme de sacrifice
Je n'écris pas pour les trophées, je n'écris pas pour la gloire,
J'écris pour que l'aveugle voie ce qu'on cache dans nos armoires.
Akebe n’est pas qu’un mapane, c’est un cœur qui bat trop fort,
Une cicatrice vivante sur le visage de notre sort.
Même si le système nous broie, même si le ciel reste gris,
On restera ces fleurs du goudron que personne n’a cueillies.
Ma plume c’est mon dernier souffle, mon dernier rempart,
Avant que le silence ne m'emporte quelque part dans le nulle part...
Written by: Nziengui Koumba Yanick
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