album cover
L'Invisible
3
R&B/Soul
L'Invisible was released on June 26, 2026 by “Nadège Poétesse Music” as a part of the album L'Invisible - Single
album cover
Release DateJune 26, 2026
Label“Nadège Poétesse Music”
LanguageFrench
Melodicness
Acousticness
Valence
Danceability
Energy
BPM

Credits

PERFORMING ARTISTS
Nadège Poétesse
Nadège Poétesse
Other Instrument
COMPOSITION & LYRICS
Nadège Dorine Le Faou
Nadège Dorine Le Faou
Songwriter
PRODUCTION & ENGINEERING
Nadège Poétesse
Nadège Poétesse
Executive Producer

Lyrics

Trente minutes pour juger une vie entière
Pendant que l'invisible reste dans l'atmosphère
Trente minutes pour comprendre des années de chaos
Des liens, des cris, des silences, des morceaux
On résume des vies dans des dossiers fermés
Comme si l'amour pouvait se cocher, se dater
On vient chercher de l'aide, on repart étiqueté
Les douleurs deviennent fautes, faut savoir encaisser
Et quand on parle trop fort parce qu'on est à bout
On devient le problème, on nous regarde de travers partout
On signale un danger, on demande qu'on regarde
Mais parfois la parole du lanceur d'alerte prend la garde
À force d'insister, c'est lui qu'on finit par viser
Comme si protéger devenait un tort à porter
Qui voit l'invisible quand tout est classé
Qui entend l'enfant quand il n'ose pas parler
On tranche des vies en quelques décisions
Et après on appelle ça protection
Qui voit l'invisible derrière les rapports?
Les blessures cachées derrière les décors?
On décide vite, on comprend lentement
Et ce sont les enfants qui paient le temps
Le JAF décide, l'enfant change de décor
Mais personne ne vit vraiment ce qu'il transporte encore
Entre deux institutions, des vérités en silence
Des familles éclatées sous trop de différences
Parfois j'comprends pas, pourtant un étage les sépare
Le juge des enfants protège, mais les échanges sont trop rares
D'un côté une mesure parce qu'un danger est reconnu
De l'autre un mode de garde décidé sans avoir tout vu
Le même enfant, les mêmes peurs, les mêmes cicatrices
Mais chacun avance seul dans son propre édifice
Et nous on regarde ces décisions se croiser
Comme si les morceaux d'une vie pouvaient être séparés
Des éducs sous l'eau, cent dossiers à la chaîne
Ils tiennent debout mais parfois ça les freine
Des foyers pas assez de moyens, pas assez de bras
Et des enfants perdus dans ce qu'on ne voit pas
On entend des leçons sur comment communiquer
Comme si on n'avait jamais essayé de parler
Comme si deux parents n'avaient pas déjà tenté
Avant que d'autres viennent tout séparer
On nous dit: "Mettez-vous d'accord, trouvez un terrain commun"
Mais combien d'accords balayés du jour au lendemain?
Combien de promesses rompues sans explication
Et combien d'enfants coincés dans les contradictions?
Qui voit l'invisible quand tout est classé?
Qui entend l'enfant quand il n'ose pas parler?
On tranche des vies en quelques décisions
Et après on appelle ça protection
Qui voit l'invisible derrière les rapports?
Les blessures cachées derrière les décors?
On décide vite, on comprend lentement
Et ce sont les enfants qui paient le temps
Et parfois ça change, retour en arrière brutal
On corrige une décision, mais le choc est total
On rend l'enfant à celui qu'on avait écarté
Mais le temps lui, il a déjà tout marqué
Parce qu'un lien cassé ne revient jamais intact
Même quand on reconnaît qu'on s'est trompé dans les actes
L'enfant a grandi avec ses blessures, ses silences
Pendant que les adultes réécrivaient leurs décisions en distance
Et parfois on place ailleurs, loin du foyer d'origine
Dans des lieux censés protéger, mais où l'enfance s'abîme
Je ne parle pas de tous, il y a des gens admirables
Des familles d'accueil au cœur immense, formidables
Mais la vérité dépasse les jugements trop tranchés
Ni tout blanc, ni tout noir, des vies éclatées
Des bonnes intentions perdues dans les procédures
Et des décisions trop rapides qui laissent des fissures
Faut voir l'invisible, prendre le temps de comprendre
Avant que des enfances se mettent à se fendre
Parce qu'une erreur sur un dossier se corrige parfois
Mais une enfance brisée, elle, ne revient pas
Je dis pas que tout est noir ni que tout est cassé
Y'a des gens qui se battent pour mieux protéger
Des éducateurs épuisés qui tiennent malgré l'usure
Des familles d'accueil qui donnent sans mesure
Mais faut voir l'invisible, ralentir les décisions
Avant que des enfants paient toutes les approximations
Une procédure se corrige, un papier se modifie
Mais une enfance touchée reste gravée toute la vie
Qui voit l'invisible quand tout est classé?
Qui entend l'enfant quand il n'ose pas parler?
On décide vite, mais on répare lentement
Et parfois trop tard pour les sentiments
Qui voit l'invisible derrière les murs?
Les larmes cachées derrière les procédures?
On juge en trente minutes des années de vie
Puis certains portent les conséquences toute leur vie
Trente minutes pour décider
Une vie entière pour essayer de recoller
Un enfant, deux juges, des décisions qui s'égarent
Et pourtant
Un étage les sépare
Written by: Nadège Dorine Le Faou
instagramSharePathic_arrow_out􀆄 copy􀐅􀋲

Loading...