album cover
QLVD
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Lyrics

J'sors tard quand la ville dort
J'aime pas quand ils savent où j'suis
J'ai demandé la paix au ciel
Il m'a répondu par la pluie
J'ai quitté l'bloc, mais l'bloc a pas quitté ma tête
J'peux changer dix fois d'adresse, j'reconnais toujours la fenêtre
Ils veulent une photo, j'ai pas l'humeur, j'ai pas l'sourire
J'ai passé ma jeunesse à vouloir sortir, maintenant j'veux disparaître
Faudrait deux vies pour oublier la première
Cent nuits blanches pour pardonner à hier
Une autre planète où personne connaît mon blaze
Où j'pourrais marcher seul sans regarder derrière
J'ai mis la ville en silencieux
Mais dans mon crâne elle sonne encore
J'ai des anges qui parlent tout bas
Mes vieux démons parlent plus fort
J'suis dans l'bolide, siège en arrière
Minuit trente, périph' désert
Le ciel est noir comme mes pensées
La lune éclaire tout c'que j'veux taire
J'ai vu des proches changer d'visage
Pour quelques chiffres, quelques avantages
Maintenant quand on m'dit « mon frère »
J'écoute le ton avant le langage
J'vais trop vite, vite, vite
Pour que mes souvenirs me suivent
J'vais trop loin, loin, loin
Mais ils connaissent tous le chemin
Khey, khey, khey
J'roule la nuit, j'laisse mes démons derrière
Khey, khey, khey
J'ai changé d'vue, pas changé d'caractère
Khey, khey, khey
J'pense à ma vie quand j'regarde la lune
Khey, khey, khey
Même avec l'oseille, j'ai gardé mes lacunes
J'voulais partir
Maintenant j'sais plus pourquoi
J'ai quitté la rue
Elle est partie avec moi
Capuche basse dans la caisse, même quand personne me cherche
Vieille habitude du quartier, y'a des réflexes qui restent
Avant j'comptais pour survivre, maintenant j'compte par réflexe
C'est fou comme avoir beaucoup n'apprend jamais à dire « assez »
J'ai mis du cuir sur les sièges, du silence dans mes appels
Quelques millions dans les rêves, quelques absents dans le ciel
Maman disait: « Garde les tiens, le reste part avec le vent »
Plus j'grandis, plus ses vieilles phrases ressemblent à l'essentiel
Quelques « je t'aime » au bon moment
M'auraient peut-être évité l'armure
Maintenant quand quelqu'un veut entrer
J'lui fais payer toutes mes blessures
J'ai vu papa dans mes gestes
Ça m'a fait drôle devant la glace
Y'a des choses qu'on croit enterrées
Qui remontent quand les années passent
Alors j'construis loin du bruit
Une maison pour ceux que j'aime
Pas pour montrer qu'on a réussi
Juste pour qu'ils respirent mieux qu'nous-mêmes
P'tite voix me dit: « La famille »
L'autre me dit: « Encore plus »
Une me ramène vers la lumière
L'autre connaît toutes mes blessures
Khey, khey, khey
J'roule la nuit, j'laisse mes démons derrière
Khey, khey, khey
J'ai changé d'vue, pas changé d'caractère
Khey, khey, khey
J'pense à ma vie quand j'regarde la lune
Khey, khey, khey
Même avec l'oseille, j'ai gardé mes lacunes
J'voulais partir
Maintenant j'sais plus pourquoi
J'ai quitté la rue
Elle est partie avec moi
J'pensais qu'partir, c'était guérir…
Mais certaines rues voyagent avec toi
Written by: François Salomon
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